| agenda vecteur | |
| 05.05.12 > 16.06.12 | Exposition : Jolie |
| 27.05.12 | The Spits (US) |
| 30.05.12 | Deranged (Us) |
| 01.06.12 | Square #18 |
| 02.06.12 | Jozef Dumoulin... |
mercredi 29 février 2012
20h30 - 23h30
cinéma
Source d’inspiration pour les films de Rob Zombie, Spider Baby est en avance sur son temps... Un des premiers films de Sid Haig, l’acteur fétiche et terrifiant de Robert Bartleh Cummings. Dans le cadre du Festival KICKS ! 3.0 du théâtre de l’Ancre : KICKs OFFscreen !
SPIDER BABY OR, THE MADDEST STORY EVER TOLD (Us)
Film de fiction, comédie horreur, de Jack Hill.
États-Unis / 1968 / 81’ / Noir & Blanc / Vostfr
Tourné en 1964, Spider Baby n’a été présenté en salles qu’en 1968 en raison de la faillite de son producteur. Avant-gardiste pour son époque, son influence est aujourd’hui évidente sur le cinéma d’horreur contemporain. Si Alfred Hitchcock avait réalisé House Of 1000 Corpses, le résultat aurait pour titre Spider Baby ! Amateurs de Rob Zombie, le cinéaste, attention !!! Ce film obscur fut une source d’inspiration majeure pour le rockeur devenu réalisateur. La violence n’est peut-être pas aussi explicite que dans les films de ce dernier, mais Spider Baby contient un niveau de sauvagerie surprenant pour l’époque.
Ce qui frappe de premier abord à la vision de Spider baby aujourd’hui, c’est sa puissance inspiratrice. C’est un film-matrice dont les images, les idées, enfantent des rejetons par dizaines. Georges Romero, Wes Craven et son Pluto au crâne en pain de sucre, David Lynch, Tim Burton et sa conception du macabre, Rob Zombie, Sam Raimi et la cave d’Evil dead, Joe Dante, la famille Addams et celle des bouchers de Tobe Hooper, tous se sont abreuvés à la source du film de Hill. Inutile d’en détailler la liste, la dimension ludique de la chose participe au plaisir de la découverte. Spider baby, lui, puise ses origines dans le Freaks (1932) de Tod Browning et le Psychose (1960) d’Alfred Hitchcock mais surtout dans les fameux EC Comics (The Vault of Terror, Tales from the Crypt), bandes dessinées fantastiques et macabres qui eurent un grand succès dans les années 50. La mise en scène leur emprunte l’atmosphère, les cadrages incongrus (fortes plongées et contre-plongées, utilisation du gros plan inquiétant) et ce mélange de ton entre horreur et humour, plutôt noir avec généralement un clin d’oeil final. Spider baby emprunte aussi au conte avec l’intervention d’un narrateur, le personnage de Peter qui encadre le récit présenté comme un livre relatant son expérience.
Critique entière visible ici sur kinok.com.
Tarifs :
séance : 3 - 3,5€
abonnement 6 séances : 15€
abonnement 13 séances : 30€